En Communauté française, l'info gomme une femme sur deux
13-10-2010
Les femmes sont largement sous-représentées dans l’information en Communauté française : elles ne représentent que 28 % des personnes vues, lues ou entendues dans nos JT, JP ou en presse écrite. C’est l'une des conclusions de l’étude menée par une dizaine de chercheuses dans le cadre du Global Media Monitoring Project (GMMP).
Le GMMP a lieu tous les 5 ans. 108 pays ont participé à la quatrième édition de cette étude mondiale. Pour la première fois, les médias de la Communauté française de Belgique ont été examinés. Jusque là, les données "belges" ne concernaient que les médias néerlandophones.
Les résultats inédits de cette recherche seront présentés lors d’une conférence de presse, le mercredi 20 octobre, à 11 heures, au Résidence Palace (rue de la Loi 155 à 1040 Buxelles, 2° étage, salle J@YS, local 02251).
La recherche s’est également intéressée aux
rôles dans lesquels les hommes et les femmes apparaissent dans
l’information. C’est ainsi qu’elle révèle
notamment que plus de 70% des experts interrogés par nos médias
sont des hommes. Une publication de 96 pages sera disponible lors de
la conférence de presse. Elle
sera aussi l’occasion d’inaugurer un site internet dédié
aux questions du genre dans l’information :
www.quelgenredinfos.be
Au-delà de la diffusion de ces résultats chiffrés, il sera important de s’interroger sur les raisons de ce traitement différencié entre les hommes et les femmes dans l’information et sur les processus qui aboutissent, dans le traitement journalistique, à "gommer" une femme sur deux. Autrement dit, de répondre à la question : "et maintenant, que fait-on ?". C’est l’ambition du projet "Quel genre d’infos ?", mené par l’Association des Journalistes professionnels (AJP), avec les différents partenaires de la recherche.
Quel genre d’infos ? est coordonné par l’AJP, en partenariat avec des chercheuses issues du Conseil supérieur de l’audiovisuel, de l’Observatoire du Récit médiatique, de l’Université des femmes, de la Fédération Internationale des Journalistes, des FUCAM et de l’UCL. Avec le soutien de la Communauté française (Direction de l’égalité des chances).



