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La situation se tend encore à l’Avenir

17/07/2019

Sticker L'Avenir - La Lutte ContinueQuarante-huit heures avant l’échéance du préavis de grève déposé par le personnel, la direction de l’Avenir a enfin réagi… pour dénoncer le rôle de l’AJP et mettre en demeure l’Union professionnelle de « cesser toute immixtion dans les processus décisionnels ou représentatifs de l’entreprise ou de son personnel ». Martine Simonis, secrétaire générale de l’AJP, est à Namur ce mercredi pour participer à l’assemblée générale du personnel.

Le courrier est arrivé lundi soir. Yves Berlize, le managing director des Éditions de l’Avenir (EdA), y somme l’AJP de cesser de s’immiscer dans « les processus décisionnels ou représentatifs de l’entreprise », c’est-à-dire notamment qu’aucune réunion interne à l’AJP ne peut se tenir pendant les heures de travail ; qu’aucun représentant de l’AJP qui n’est pas membre du personnel ne peut accéder aux bâtiments de l’entreprise sans s’être annoncé et avoir été autorisé à rentrer par la direction ; que l’AJP n’est plus tolérée dans les assemblées générales du personnel ; et que l’AJP ne peut pas utiliser les fichiers du personnel pour envoyer des messages à des personnes qui ne sont pas affiliées. La mise en demeure est ponctuée d’un avertissement : « la liste des comportements qu’implique la présente sera évaluée régulièrement ».

Ce courrier s’ajoute à des messages porteurs de menaces à peine voilées envoyés aux membres du personnel pour leur rappeler que l’organisation d’assemblées générales doit répondre à des conditions tellement strictes – comme les annoncer 48 heures à l’avance et obtenir l’autorisation de la direction ! – qu’elles reviennent de facto à restreindre la liberté d’association. La direction des EdA conteste aussi la légitimité de l’AJP et de la Société des rédacteurs (SDR) à déposer un préavis de grève, privilège selon elle réservé aux syndicats, ce qui revient à nier le droit de grève des travailleurs.

Martine Simonis a rappelé, dans sa réponse à M. Berlize, que la position de la direction des EdA est contraire à toutes les conventions signées par l’entreprise, qui prévoient notamment l’obligation pour l’entreprise de reconnaître le droit du personnel à adhérer ou non à l’AJP et le droit des délégués AJP à être assisté par le président ou la secrétaire générale de l’Union professionnelle. Martine Simonis est d’ailleurs présente, ce mercredi matin, à Namur pour l’assemblée générale du personnel prévue à 11h00. Elle a pu entrer dans l’entreprise, moyennant son inscription à l’accueil.

>> Lire le courrier envoyé par Yves Berlize

>> Lire le courrier envoyé par l’AJP en réponse à Yves Berlize