Actus

Les journalistes de l’Avenir veulent négocier

06/03/2019

« L’AJP (Association des Journalistes professionnels) et la SDR (Société des rédacteurs) de L’Avenir ont tenu ce 6 mars 2019 une assemblée générale des journalistes à laquelle le reste du personnel était également invité.

L’AJP et la SDR dénoncent le lock out numérique organisé depuis deux jours par la direction (et toujours en cours ce matin) qui empêche les journalistes d’accéder au site et aux réseaux sociaux du journal, tous leurs accès et mots de passe ayant été supprimés d’autorité par la direction. Ce lock out numérique constitue une violation grave et sans précédent de la liberté d’informer des journalistes et doit être dénoncé comme tel.

Après les deux journées de grève qu’elles ont soutenues ces 4 et 5 mars, l’AJP et la SDR ont rendu compte au personnel des actions entreprises et de l’évolution de la situation.

L’AG a voté ce jour (à 109 voix pour, 0 contre et 15 abstentions) :

  • La reprise du travail pendant deux jours (ces mercredi et jeudi) en signe d’ouverture, de manière à ce que l’AJP et la SDR puissent être associées aux négociations menées par ailleurs par la direction et la délégation syndicale.
  • La négociation doit porter sur la réintégration des journalistes licenciés.
  • Cette reprise du travail est liée à la levée du lock out numérique et à la garantie que de telles mainmises sur l’outil de travail des journalistes ne se produiront plus à l’avenir.
  • L’assemblée considère également que la rédaction doit pouvoir couvrir le conflit qui touche l’Avenir dans ses propres pages, aujourd’hui et dans le futur.
  • L’AJP et la SDR demandent d’être associées aux discussions relatives aux autres aspects des négociations qui touchent à la restructuration des rédactions. Elles insistent sur le fait que le lock out, organisé depuis le bureau du directeur des rédactions, confirme une fois de plus que celui-ci n’est pas l’interlocuteur valable pour garantir les conditions d’un travail indépendant dans le chef de la rédaction.
  • L’AG a voté une grève ce vendredi si les revendications ne sont pas rencontrées. »