Le procès de Baris Terkoglu s’est ouvert le 12 mars à Istanbul. De passage en Turquie, Betty Cleeren (RTBF) a demandé au professeur Haluk Sahin de l’université de Bilgi à Istanbul quelle était l’utilité de ce genre d’action de solidarité. Ce reportage a été diffusé le 12 mars sur La Première.


« Je crois que le journalisme n’est plus une affaire nationale, car nous sommes tous là pour informer la population sur ce qui se passe dans le monde. Et ce qui se passe en Turquie va avoir des effets en Belgique et ce qui se passe en Belgique nous concerne ici. Voilà pourquoi la solidarité journalistique internationale est encore plus importante qu’avant. Nous en avons besoin pour le monde, pour l’humanité, et pour l’Europe aussi. La Turquie est candidate à faire partie de l’Union Européenne. Et c’est pour cela que je pense que les associations européennes de journalistes doivent s’intéresser de près à ce qui se passe en Turquie. Et elles le font d’ailleurs. Elles sont très attentives à ce sujet. Elles viennent assister à des procès, comme celui d’aujourd’hui 12 mars. Des membres de la Fédération Internationale des Journalistes et de l’Institut nternational de la presse seront ici pour assister au procès et nous apprécions de les avoir avec nous, car ainsi nous savons que si quelque chose de grave arrive à un journaliste, le monde entier sera au courant, quoi que dise le gouvernement de ces associations. Ils peuvent prétendre qu’elles ne représentent rien, en fait ils en prennent note car cela s’accumule et nous avons besoin à long terme de ce genre de détermination. Par ce que nous sommes du côté de la vérité et nous vaincrons. »

Ecouter :

Haluk Sahin, professeur de journalisme et communication à l’université de Bilgi à Istanbul et ancien journaliste TV et presse écrite, très critique envers le gouvernement actuel.

Propos recueillis par Betty Cleeren