Actus

Carte de presse : dissiper un malentendu

23/12/2021

Il semble qu’une source, manifestement peu fiable, diffuse l’information selon laquelle l’AJP serait responsable du renouvellement, ainsi que du non-renouvellement, des cartes de presse.

L’AJP n’est en réalité ni responsable, ni comptable, des attributions, renouvellements ou non renouvellements des cartes de presse.

C’est une commission d’agréation indépendante qui examine les dossiers et vérifie si les conditions pour l’obtention de la carte de presse sont, ou non, remplies. Cette commission est composée paritairement de journalistes professionnels et de directeurs de médias dont les membres sont nommés par arrêté royal. L’organisation et le fonctionnement de cette commission d’agréation, de la commission d’appel ainsi que la procédure à suivre pour l’introduction et l’examen des demandes tendant à l’obtention du titre de journaliste professionnel sont réglés par l’arrêté royal 16 octobre 1991.

Cette information est publique et aisément vérifiable.

Aucune décision prise par l’AJP n’est donc en cause concernant les (non-)renouvellements.

Le Conseil de l’AJP tient à attirer l’attention sur les fausses affirmations qui circulent, principalement parmi les « supporters » de monsieur Alexandre Penasse :

  • La Commission d’agréation est indépendante de l’AJP et de son Conseil. Y siègent des représentants des journalistes et des représentants des éditeurs.
  • L’AJP n’a aucun pouvoir de « révision » de cette décision.
  • Il existe en revanche une Commission d’appel à laquelle il est possible pour toute personne n’ayant pas obtenu le titre de journaliste professionnel ou son renouvellement de s’adresser. Cette possibilité est donc ouverte à monsieur Penasse s’il estime que la décision rendue n’est pas conforme à sa situation.
  • La carte de presse est personnelle et individuelle. Son attribution et son renouvellement également. A notre connaissance, monsieur Penasse n’a pas contesté la décision prise à son égard, de sorte qu’il n’existe aucune raison pour une quelconque entité de lui délivrer quelque chose qu’il ne demande pas.
  • Le recours à exercer nécessite le respect de certaines formes pour être introduit auprès de la commission d’appel. Ces formes ne consistent nullement en une mobilisation de supporters chargés, formellement ou à demi-mots, de contester une décision par voie de mail, appel téléphone, post sur les réseaux sociaux ou marche.
  • Il existe des conditions pour obtenir le titre de journaliste professionnel et il n’y a dans l’appréciation des situations personnelles aucune part de subjectivité.

 

Si monsieur Penasse n’a pas obtenu ce renouvellement, c’est que, manifestement, les conditions pour obtenir ce renouvellement n’étaient pas remplies. Il en a plus que certainement été averti par une décision motivée, de sorte que crier à l’injustice et imputer la responsabilité à toute autre personne que lui-même est incorrect.

Il n’y a là aucune « censure » mais un simple constat que des conditions à remplir pour obtenir ce renouvellement ne le sont pas.

L’AJP conseille par conséquent à celles et ceux qui s’insurgent contre ce non-renouvellement de prendre connaissance auprès de monsieur Penasse des raisons pour lesquelles la commission d’agréation lui a refusé le renouvellement. Ces raisons lui ont été formulées par écrit, de sorte qu’il ne devrait pas être trop compliqué pour lui de copier-coller celles-ci. Soyez d’ores et déjà assurés qu’il ne s’agit nullement de le « volonté de le faire taire » au motif que « ce qu’il dit dérange ».

Enfin, nous attirons l’attention de celles et ceux qui verraient passer de telles fausses informations sur le fait que, bien que l’AJP partage leur souci d’une information libre et indépendante, la démarche consistant à transmettre, à sa demande ou non, la plainte de monsieur Penasse, ne nous semble pas suffisamment éclairée des éléments factuels pourtant en possession de monsieur Penasse.

Il sait en effet et sans aucun doute pertinemment que la commission d’agréation est tenue à la confidentialité des dossiers qu’elle traite mais pourrait lui-même lever cette confidentialité plutôt que de s’en servir pour taire les raisons objectives pour lesquelles le renouvellement lui a été refusé.

 

Le Conseil de direction de l’AJP