Communiqués

Fin des négociations sectorielles pour les journalistes de presse quotidienne

29/11/2017

Communiqué de l’AJP- 29 novembre 2017

Logo AJPAprès plus d’un an de négociations avec les éditeurs de presse quotidienne, l’AJP a acté ce 29 novembre 2017 l’impossibilité d’un accord sectoriel portant sur les conditions de travail et de rémunération des journalistes salariés.

L’AJP regrette l’échec des négociations. Mais depuis 13 mois, les éditeurs persistent à proposer pour les futurs engagés des barèmes amputés pour des prestations augmentées, éventuellement améliorés par de nébuleuses primes au mérite (plus d’infos ici).

Aucune proposition intéressante n’a été faite par les éditeurs, unis derrière un catalogue de mesures particulièrement indigestes :

Pour les futurs engagés :

  • diminution sensible du barème B et arrêt du barème à l’échelon B10 (suppression de toute la progression salariale au-delà de B10 et de tout le barème C) ;
  • suppression de 12 jours de congés (RTT) et de jours de congé d’ancienneté (de – 4 à – 11 jours/an), ce qui équivaut en réalité à prester un mois de plus par an.

Pour les journalistes actuellement sous contrat : maintien de leurs conditions actuelles, mais pendant 3 ans seulement.

Ces propositions avaient été présentées en juin dernier aux rédactions concernées (Le Soir, La Libre, La Dernière Heure, l’Avenir) sauf à Sudpresse, cet éditeur interdisant d’autorité l’entrée des locaux à l’AJP. Toutes les rédactions consultées ont refusé de mandater l’AJP pour une telle négociation au rabais.

L’AJP refuse de créer des rédactions à deux vitesses et de sacrifier les jeunes générations. Vos représentants AJP ont de manière constructive formulé des contre-propositions, pour tous les journalistes, actuels et futurs, salariés comme indépendants. Elles ont été rejetées par les éditeurs qui s’en sont tenus à leurs propositions initiales. Acter l’impossibilité d’un accord était donc la seule issue possible.

Et maintenant ?

Au moment où basculent les modèles économiques des éditeurs de presse, ces derniers veulent-ils en outre précariser et défaire les conditions sociales pour boucler leurs budgets ? Nos médias n’ont-ils pas plus que jamais besoin de journalistes professionnels, avec un statut solide qui assure leur indépendance et le maintien des talents dans la profession ? L’AJP n’a pas renoncé à ce combat juste et nécessaire : elle prendra dans les prochains jours les contacts nécessaires pour entamer des négociations au niveau des entreprises concernées.

Vos représentants : Martine Simonis, Jean-François Dumont – secrétariat général AJP – Stéphane Tassin (La Libre Belgique), Didier Malempré (L’Avenir), Julien Bosseler (Le Soir) – délégués AJP