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Fournir une info fiable reste la principale priorité des journalistes belges

05/04/2019
Le profil du journaliste belge

Présentation, ce 5 avril, des résultats de l’enquête nationale 2018 sur les journalistes belges – AJP

Tous les cinq ans, depuis 2003 en Flandre et 2013 sur l’ensemble du territoire, une enquête détermine le profil type du journaliste en Belgique. Orientation politique, conditions de travail et positionnements idéologiques sont quelques-uns des thèmes abordés avec les journalistes à travers un questionnaire en ligne.

Les résultats de cette étude version 2018, menée par l’ULB, l’UMons et l’UGent, en collaboration avec la VVJ et l’AJP, ont été présentés ce 5 avril à la Maison des journalistes.

Un homme blanc âgé d’une cinquantaine d’années

Il en ressort que le journaliste belge « moyen » est toujours un individu de sexe masculin, âgé d’une cinquantaine d’années, détenteur d’un diplôme universitaire et plutôt orienté à gauche d’un point de vue politique. Bien que de plus en plus de journalistes travaillent sous le statut d’indépendant, la plupart d’entre eux sont salariés. Le salaire net moyen du journaliste belge est de 2.341 euros, en augmentation de 8 % par rapport à 2013 suivant la hausse du coût de la vie.

Dans l’éventail des tâches qu’ils ont à accomplir, le travail sur le terrain occupe toujours une place importante. Par rapport à 2013, un nombre beaucoup plus important de journalistes déclarent aujourd’hui participer à la vie des plateformes numériques et des réseaux sociaux de leur organisation médiatique.

Augmentation des réseaux sociaux comme une source d’information

Les canaux d’information privilégiés par les journalistes belges sont aussi sensiblement les mêmes qu’il y a cinq ans : médias, agences de presse, interviews ou communiqués de presse. Le changement le plus frappant étant la forte augmentation, depuis 2013, du recours aux réseaux sociaux en tant que canaux d’information.

En ce qui concerne le rapport à la déontologie journalistique, les journalistes belges s’accordent sur le rôle important que jouent les organismes d’autorégulation (le Raad voor de Journalistiek et le Conseil de déontologie journalistique) dans le contrôle du respect de la déontologie journalistique. Les journalistes francophones sont plus convaincus que leurs homologues néerlandophones de l’utilité de leur organisme d’autorégulation.

Des informations fiables malgré une charge de travail plus importante

La plupart des journalistes sont plutôt pessimistes au regard de l’augmentation de la charge de travail et de l’accroissement de l’éventail des tâches qu’ils ont à accomplir. Toutefois, ils sont convaincus que les journalistes doivent être capables de travailler pour plusieurs supports médiatiques et que présenter des compétences technologiques est un élément de plus en plus important.

In fine, les principales priorités des journalistes sondés sont toujours de fournir des informations fiables, objectives et présentées de manière compréhensible. L’analyse et l’interprétation de problèmes complexes est un autre objectif considéré comme important à atteindre.

Télécharger l’étude dans son intégralité.