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FEJ : une campagne 2011 solidaire des indépendants précaires

08/11/2011
Table ronde Debout pour le journalisme (FEJ)

A Bruxelles, une table ronde était organisée le vendredi 4 novembre. Photo : Mehmet Koksal / Imagedesk.be

Pour la quatrième édition de sa campagne Debout pour le journalisme (« Stand up for journalism« ), la Fédération européenne des journalistes (FEJ) a mis l’accent sur les conditions de travail des journalistes indépendants qui se détériorent partout en Europe, dans un climat généralisé de rigueur budgétaire. « Nous sommes particulièrement préoccupés par le traitement injuste et la situation précaire des journalistes, souvent contraints de travailler comme pigiste« , a souligné le président de la FEJ, Arne König, dans un communiqué. « Le journalisme est un bien public qui doit être défendu et renforcé ! »

Le 5 novembre, en Autriche, au Danemark, en Allemagne, en Italie ou encore en Serbie, des syndicats et associations de journalistes ont organisé des activités (débats, manifestations et autres actions collectives) pour dénoncer la pression commerciale, l’ingérence politique et les attaques sur les atteintes aux droits de travail. La veille, à Bruxelles, la FEJ co-organisait (avec l’AJP, la VVJ et Journalists@YourService une table ronde sur le thème des rémunérations décentes pour les pigistes, (on en lira un compte-rendu dans la prochaine édition de Journalistes qui paraîtra fin novembre).
A cette occasion, l’AJP a présenté les résultats de l’enquête menée auprès de ses membres indépendants à propos des tarifs pratiqués par les médias. En Belgique francophone, quatre journalistes pigistes sur 10 gagnent moins de 2.000 € bruts par mois.

Dans d’autres pays, les syndicats et associations se sont concentrés sur des problèmes qui leurs sont spécifiques comme les licenciements à la BBC au Royaume-Uni, l’impact de la crise en Grèce, la crise du photojournalisme en Espagne ou encore la libération des 60 journalistes emprisonnés en Turquie.

Lancée le 5 novembre 2007, la campagne de la FEJ – qui représente plus de 260.000 journalistes dans 30 pays – est de défendre un journalisme éthique et des conditions décentes de travail.
(L. D.)